Centre d’Analyses Médicales ZaidiLab, Tanger
Plus d’un million de Marocains sont diabétiques et ne le savent pas
Le diabète de type 2 ne fait pas mal. C’est précisément ce qui le rend dangereux — et pourquoi il est souvent découvert au stade de la complication.
Les chiffres du ministère de la Santé sont précis et rarement commentés : plus de 2,7 millions d’adultes marocains vivent avec un diabète, et près de la moitié d’entre eux ignorent qu’ils sont malades. S’y ajoutent plus de 2,2 millions de personnes prédiabétiques et environ 25 000 enfants concernés.
Autrement dit, dans une famille marocaine de taille moyenne, il y a statistiquement quelqu’un dont la glycémie est anormale et qui n’en sait rien.
On ne découvre pas le diabète parce qu’on se sent mal. On le découvre parce qu’on a fait une analyse — ou parce qu’une complication est déjà installée.
Pourquoi il passe inaperçu pendant des années
Le diabète de type 2 s’installe lentement, sur cinq à dix ans, sans douleur. Le corps s’adapte à une glycémie élevée, et les signes qui apparaissent sont trop banals pour inquiéter :
- une soif inhabituelle et des urines plus fréquentes, surtout la nuit ;
- une fatigue qui s’installe et qu’on attribue au travail ou à l’âge ;
- une vision qui devient floue par moments ;
- des plaies, des coupures ou des mycoses qui mettent du temps à guérir ;
- des infections urinaires ou cutanées qui reviennent sans raison claire ;
- un amaigrissement non expliqué, parfois malgré un bon appétit.
Beaucoup de patients sont diagnostiqués à l’occasion d’un bilan pour tout autre chose. D’autres le sont au moment d’une atteinte rénale, oculaire ou cardiaque déjà constituée — c’est-à-dire trop tard pour éviter les dégâts, même si on peut encore les ralentir.
« Ma glycémie était normale » : le piège le plus fréquent
C’est la phrase que nous entendons le plus souvent. Elle repose sur un malentendu : une glycémie à jeun est une photographie d’un seul instant. Elle peut être rassurante alors que la glycémie s’envole après chaque repas depuis des mois.
L’hémoglobine glyquée (HbA1c) répond à ce problème. Elle reflète la moyenne de la glycémie sur les deux à trois derniers mois. Elle ne se laisse pas tromper par un dîner léger la veille, et c’est précisément pour cela qu’elle est décisive.
| Examen | Normal | Prédiabète | Diabète |
|---|---|---|---|
| Glycémie à jeun | < 1,10 g/L | 1,10 – 1,25 g/L | ≥ 1,26 g/L (à deux reprises) |
| HbA1c | < 5,7 % | 5,7 – 6,4 % | ≥ 6,5 % |
Une glycémie à jeun à 1,05 g/L avec une HbA1c à 6,1 % décrit une personne en prédiabète, alors que le premier chiffre seul l’aurait rassurée. C’est exactement la situation que nous voyons chaque semaine.
Le prédiabète : la seule bonne nouvelle de cet article
2,2 millions de Marocains sont dans cette zone intermédiaire. Et contrairement au diabète installé, le prédiabète peut revenir en arrière. C’est une fenêtre, et elle est large : plusieurs années.
Ce qui la referme, c’est de ne pas savoir qu’on y est. Le prédiabète ne donne aucun symptôme, absolument aucun. Il ne se voit que sur une analyse.
Qui devrait se faire dépister, même en pleine forme
- Toute personne de plus de 40 ans, au moins une fois par an
- Antécédent de diabète chez un parent, un frère ou une sœur
- Surpoids, et particulièrement un tour de taille élevé
- Hypertension artérielle ou cholestérol élevé
- Femme ayant eu un diabète gestationnel ou un syndrome des ovaires polykystiques
- Vie très sédentaire
- Toute personne présentant un des signes listés plus haut, à tout âge
Le bilan qui répond vraiment à la question
Deux examens suffisent pour savoir où vous en êtes :
- Glycémie à jeun — après 8 à 12 heures sans manger.
- HbA1c — qui ne nécessite aucun jeûne et peut être prélevée à n’importe quelle heure.
Si le diabète est confirmé, le médecin y associe le bilan des organes cibles : créatinine et microalbuminurie pour le rein, bilan lipidique pour le cœur et les artères, auxquels s’ajoute un examen du fond d’œil chez l’ophtalmologue. Ce sont ces examens qui déterminent le pronostic à dix ans, bien plus que le chiffre de glycémie lui-même.
Une erreur à ne pas commettre
Se contenter d’un appareil de glycémie capillaire acheté en pharmacie pour « se surveiller » sans jamais faire de bilan sanguin. Ces appareils sont utiles pour suivre un diabète déjà connu et traité. Ils ne sont pas conçus pour poser un diagnostic, et une valeur isolée normale ne prouve rien.
Un dépistage, c’est une prise de sang
Le Centre d’Analyses Médicales ZaidiLab réalise glycémie, HbA1c et bilan complet du diabète, avec validation par un médecin biologiste.
- Prélèvement à domicile ou à l’hôtel, 7 jours sur 7
- Ouvert 7 jours sur 7, sans rendez-vous
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